SAUVONS NOS BÉLUGAS!

La pouponnière de nos bélugas est toujours menacée par la construction d’un terminal pétrolier à Cacouna. Interpellons le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, pour qu'il interdise définitivement tous les travaux effectués dans l'habitat essentiel du béluga.

Je joins ma voix à ceux et celles qui veulent protéger les bélugas du Saint-Laurent!


* Vos coordonnées demeureront confidentielles.
52518
52518 personnes ont demandé la protection des bélugas.

Nos bélugas de l’estuaire sont en danger.
Levons-nous pour les protéger!

1 - Le temps presse. Grâce à la mobilisation de groupes environnementaux, et de citoyens, dont Nature Québec, TransCanada a été forcée de suspendre jusqu’à nouvel ordre ses forages à Cacouna, la pouponnière des bélugas du Saint-Laurent. Rien n’est gagné pour autant, car la compagnie compte bien revenir à la charge pour poursuivre ses travaux au printemps. Le site de Cacouna est donc toujours sérieusement menacé, alors qu’il s’agit du seul lieu connu où les mères bélugas donnent naissance à leur petit, et où le nouveau-né se prépare pour sa première migration d’hiver.

2 - Une espèce sérieusement menacée. La population de bélugas de l’estuaire du Saint-Laurent compte aujourd’hui moins de 900 individus alors qu’elle atteignait plus de 10 000 au 19ème siècle. Le gouvernement du Québec reconnaît qu’il s’agit d’une espèce menacée, et récemment, un comité fédéral de scientifiques a fait passer la classification du béluga d’espèce menacée à espèce en voie de disparition. Malgré cela, rien ne nous assure pour le moment que Québec s’opposera au projet de terminal pétrolier de TransCanada et, par conséquent, aux ambitions pétrolières du gouvernement fédéral. La menace demeure totale.

« Il n'y a qu'une seule garantie, c'est que le pipeline va fuir. Il s'agit seulement de se demander quand, où et quelle sera la quantité. » Déclaration au journal Le Devoir de Jacques Anctil, président de la Fondation québécoise de la protection du patrimoine naturel.

3 - Le pire est à venir. Les forages ne sont que la première étape de la construction d’un terminal de transbordement de pétrole. Cette construction portera un coup fatal aux bélugas en mettant en péril leur site de reproduction, essentiel à l’élevage des petits, et qui est estimé être utilisé depuis des milliers d’années.

4 - Un projet dommageable pour le Québec. TransCanada cherche uniquement à exporter son pétrole tiré des sables bitumineux de l’Ouest canadien. Au Québec le pipeline s’étirera sur 700 kilomètres et devra traverser le fleuve pour atteindre un nouveau port pétrolier à Cacouna. Les risques de déversement de pétrole et d’une catastrophe écologique sont élevés. Ce projet n’apportera rien au développement du Québec.

5 - Les scientifiques inquiets. Alors que Québec ne renouvelait pas le dernier certificat d'autorisation demandé par Transcanada pour poursuivre les forages jusqu’au 31 décembre 2014, un comité fédéral de scientifiques annonçait un changement à la classification du béluga, passant d’espèce menacée à espèce en voie de disparition. Une annonce qui vient rendre impossible de justifier scientifiquement que ce projet puisse se réaliser sans dommage irréparable aux bélugas du Québec.

6 - Le premier ministre doit intervenir. Il est urgent que tous les Québécois et Québécoises soucieux de leur patrimoine naturel se mobilisent pour exiger du premier ministre Philippe Couillard qu’il intervienne pour bloquer définitivement ce projet à Cacouna. L’ouverture de voies d’exportation pour l’industrie pétrolière de l’Alberta ne doit pas se faire au détriment de la protection de notre majestueux fleuve Saint-Laurent et des populations qui en dépendent, dont les bélugas et nous tous.

7 - Il faut encore agir pour protéger nos bélugas. Prenez position et demandez au premier ministre Philippe Couillard de mettre fin définitivement aux travaux de TransCanada à Cacouna. C’est notre dernière chance pour sauver les bélugas!

JE SIGNE

8 - Un débat ouvert et transparent exigé. Les forages dans la pouponnière de nos bélugas ne sont que la première phase d’un projet bien plus vaste ayant des enjeux environnementaux majeurs pour le Québec. Les questions de fond n’ont jamais été débattues publiquement : Souhaitons-nous la construction d’un nouvel oléoduc (pipeline) sur plus de 700 kilomètres en territoire québécois pour assurer l’acheminement puis l’exportation du pétrole bitumineux de l’Ouest canadien? Quel impact aura ce projet sur les changements climatiques? Sur nos milieux naturels? Sur le Saint-Laurent? Que se passera-t-il en cas de déversement? Pour sa part, Nature Québec estime que le Québec n'a rien à gagner et tout à perdre tant les bénéfices sont minimes et les risques environnementaux élevés. Les Québécois doivent pouvoir décider du sort de ce projet majeur, qui met en jeu l’avenir de nos enfants, alors que le débat sur son utilité n’a jamais eu lieu. Or, le gouvernement permettra ce débat fondamental et dotera le Québec d'un droit de refus uniquement si nous nous opposons aux travaux à Cacouna et unissons nos voix pour l’exiger.